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dimanche 22 mars 2020

Confinement JOUR 5, samedi 21 mars 2020

A voir et écouter :
La Tendresse, Bourvil





 
5ème jour de confinement (samedi 21 mars 2020)
Journée paresseuse. Lever vers 9h15. Petit-déjeuner, café dans la tasse andalouse avec sa sous-tasse, short-débardeur, vaisselle, discussion avec quelques personnes qui font la queue pour le boucher. Messages, courrier et téléphone (Tatie MG). Suis sorti vider le tri, le sac rose était plein ; j’ai lu les nouvelles au kiosque. Le sac rose une fois vidé, j’ai appelé M. depuis le trottoir et nous avons papoté. F. prépare une boum sur Radio Canut, pour ce soir. Paresseux et  découragé (tout paraît vain), je ne sais pas si je serai motivé pour envoyer du son. Je le fais quand même, avec une riche idée : j’ai le fichier de Let’s have a kiki des Scissor Sisters. Je bronze devant ma fenêtre mais il fait plus frais qu’hier, presque froid. Des charpentiers travaillent un peu plus haut. A 16h00 ou un peu avant, il y a eu un appel d’air dans la plomberie et l’évier a fait un long soupir de monstre marin. Je finis par réussir à profiter de le rien faire. Avant de me rhabiller !
Tea time un peu tôt : thé noir anglais, tartines de fourme d’Ambert et de mimolette, madeleines, cigarette. Le soleil, à 17h, passe derrière les cèdres ; trois tourterelles sont postées au-dessus du poulailler ; les ânesses du pré sont tranquilles. J’écoute la première partie de dernière émission de radio Le feu, la rage, l’orage, très intéressante.
Radio Canut. Douche. Je me lave les cheveux, je mets des barrettes et je m’habille bien pour la boum, j’envoie des textos et des mails en buvant une vodka orange. C’est marrant. J’adore la musique. Les potes me font des blagues. Je cuisine des pâtes aux petits pois, crème soja et poivre. Deuxième vodka. Textos. Musique. Dîner. Troisième vodka. Danse. Je kiffe la musique. Clope. Pétard. Textos. Musique. Dodo. Un vrai samedi soir.


Bon courage à toutes et tous.

lundi 17 août 2015

-sans- (titre) mais - en pensant à SD


...et l'été fut très beau, oui
(t'avoir rencontré)
mais comment prépare-t-il l'automne ?
(comment te revoir ?)


La réponse est incertaine.

Pour moi jamais je n'ai vraiment su.


mercredi 18 mars 2015

Editions La Pierre qui Roule - Ligne éditoriale et Catalogue

La Pierre qui Roule est une cabane d’édition nomade, qui n’a d’autre statut d’existence que ses publications et les personnes qui y collaborent depuis 2008.
Pourquoi "cabane" ? Parce qu'avec quatre titres depuis 2008, on ne pourrait s'enorgueillir du titre de "maison d'édition".
Pourquoi "nomade" ? Parce que, depuis 2008, ce ne sont pas moins de six ou sept adresses éphémères, à partir desquelles ont été confectionnés les carnets et les livres... On pourrait presque dire que La Pierre qui Roule est une roulotte.

Créées  d'abord pour  des  besoins  d’autoproduction, les éditions La Pierre qui Roule ne cessent donc, comme leur nom l’indique, de déménager et de s’enrichir de rencontres. En un mot, ce sont ces  rencontres  qui  font  les  livres,  élaborés  dans  le  Morvan,  à Grenoble ou sur les monts du Pilat : j’édite des rencontres, pour le seul plaisir que cela nous procure, et dans des collectifs plus ou moins éphémères dont les adresses successives disparaissent au fur  et à mesure, histoire de brouiller les pistes (squat d’artistes, maison  communautaire  vouée  à  la  destruction,  collectif  rural d’habitat groupé...). Il paraît cependant que la cabane se sédentarise et se transforme en maison : la nouvelle adresse 2015, qui semble pouvoir être pérenne est

Éditions La Pierre qui Roule - Alexis Garandeau
Maison de Dinomir
14 impasse Saint-Ennemond
42220 Saint-Julien-Molin-Molette


L'adresse mail est toujours : lapierre.quiroule (at) yahoo.fr

Depuis 2012, La Pierre qui Roule est en silence... Mais elle espère bientôt se remettre à la confection d'un Carnet Poétique & éventuellement Illustré :
Cette modeste collection de Carnets prend la forme de livrets format carte postale (100 X 148 mm), de 12 à 20 pages intérieures.
Chaque titre bénéficie d’un tirage de 120 à 300 exemplaires. La  couverture  est  imprimée  sur  Rives  Tradition  250  g,  et comporte le titre de l’ouvrage, une illustration ou un visuel choisi par l’éditeur, et le logo de l’éditeur. Le nom de l’auteur apparaît sur
la page de titre intérieure.
Le texte est composé exclusivement en Rotis Sans, d’un corps de 10 points, et en ses variantes (ses différentes casses et tailles, italique, gras, etc.).
La  quatrième  de  couverture  indique  le  nom  de  l’auteur, comporte  éventuellement  un  mot  signé  de  lui  ou  un  texte  de l’éditeur expliquant sa démarche ou " donnant un peu le ton ". Il est aussi indiqué le nom de l’auteur du visuel de couverture, ainsi que les mentions légales et obligatoires (prix et n° ISBN).
Cette collection s’intéresse à des univers poétiques et subjectifs, sans restriction de forme : des choses à dire, un regard personnel, une vision intérieure du monde, des images bien à soi…

 
Catalogue

Vers mal arrimés
d'Ernest Boursier-Mougenot
Éditions La Pierre qui Roule, parution en avril 2011 (300 exemplaires).
Recueil, Grand format. Format 13.5 X 22 cm. Couverture en couleur sur Rives Tradition, illustrée de deux polaroïds de Ludo B. 64 pages intérieures en N&B
11 euros
ISBN 978-2-9533211-2-8

 
Instantanés
Des photographies que je ne ferai jamais
d'Alexis Garandeau
Parution en octobre 2008 (120 exemplaires). Second tirage en 2012 (180 ex.). Carnet poétique. Format 10 X 14,8 cm. Couverture en couleur sur Rives Tradition, 12 pages intérieures en N&B
4 euros
ISBN 978-2-9533211-0-4

Aux Confins de Pays
d’Aurélye Perrette
Illustré par Frédérique Helle 
Parution le 29 juin 2009 (180 exemplaires – épuisé). Carnet poétique illustré. Format 10 X 14,8 cm. Couverture en couleur sur Rives Tradition, 12 pages intérieures en N&B
4,5 euros
ISBN 978-2-9533211-1-1
 

Forêt des signes
de Marion Massip
Parution en mars 2012 (300 exemplaires). Carnet poétique. Format 10 X 14,8 cm. Couverture en couleur sur Rives Tradition, 16 pages intérieures en N&B
4,5 euros
ISBN 978-2-9533211-3-5

 


mardi 27 mai 2014



Blanc

Pour Ernest, et tous les autres
Ciel blanc Terre blanche Seules
les forêts et les haies dessinent en noir
(des lignes de fuite ?)
Dans les inédites perspectives de la neige Seuls
les passereaux y sont semés comme des points mouvants
(ces grains sont des corbeaux)
Dans cette géographie graphique seuls
nos chemins tracent d’énigmatiques paraphes.
Qui est là pour tout lire ?


vendredi 14 février 2014

Le Héron / La singulière traversée




It's fading into white

The bridge is broken
It's fading into white


Héron solitaire, faisant néanmoins partie d'une communauté
Silencieuse communauté des hérons solitaires

Héron solitaire, où sont tes semblables ? où est ton pays ?
Silencieuse communauté des hérons solitaires

La singulière traversée des hérons solitaires
jusqu'à épuisement

Silencieuse communauté des hérons solitaires

The bridge is broken
It's fading into white


La traversée singulière
jusqu'à épuisement

(ne pas) écrire

jeudi 9 janvier 2014

(de l'oubli)

Claude Cahun, Aveux non avenus,
p. 50

(de l'oubli)
Certains plaisirs trop frais
pour donner toute leur saveur
ont besoin de fermenter
comme le jus du raisin

et de vieillir
dans les caves de notre mémoire

On doutera désormais
si la délectation morose,
passée au tamis du temps,
n'est pas préférable au plaisir.
Elle en est le suc,
la liqueur perverse,
concentrée, épurée,
plus forte et plus durable.

Si tu préfères le vin blond
à la grappe hâlée, tu feras chaque saison
la vendange de tes souvenirs.
Et tu les boiras sans hâte.




un souvenir vendangé :
KTS, Treptower Park, Berlin
1235 : Viel Glück             /          Nix / Schwund
Vinz / Toine


 

jeudi 7 novembre 2013

Berlin

Berlin by Rost Graphics

Berlin by RostGraphic : Gleisdreieck

Traverser à vélo les terrains vagues, les graffes, les ponts, le chemin de fer dans la nuit sombre de Berlin sombre et ses rues peu éclairées (je tenterai peut-être de retranscrire mes notes, mais j'ai trouvé qu'elles ne représentaient qu'une pâle répétition de la nuit de Hambourg de Stephen Spender dans Le Temple...)



Berlin by Rost Graphics : Kottbusser Damm

Berlin by Rost Graphics :
Depuis le Pont de Varsovie


Passer sous le pont de Yorckstrasse pour aller à Schöneberg, ou rentrer à Neukölln...

Berlin by Rost Graphics :
le pont de Yorckstr.

Berlin by Rost Graphics : Boxhagener Platz

Berlin by Rost Graphics :Jannowitzbrücke

Berlin by Rost Graphics : Schonfliesserstr.

Berlin par Rost Graphics : http://www.rostgraphics.com/

mardi 29 octobre 2013

Berlin, oct. 2013

 

Mémorial pour les homosexuel-le-s victimes du fascisme, Berlin, Ebertstr.
En mémoire des infligées par le régime hitlérien entre 1933 et 1945 à des milliers de gays et lesbiennes, ce cube, non loin du Mémorial de l'Holocauste. Plus de 50.000 homosexuels ont été condamnés en vertu d'un article du code pénal abrogé seulement en 1969.


Le mémorial berlinois des victimes gays du nazisme vandalisé

jeudi 4 juillet 2013

Voilà l'été

Un automne austère et laborieux
un long hiver très blanc
un très grave printemps sans gravité
et voilà l'été, réel mais latent, studieux et solitaire
Que prépare-t-il ?

samedi 28 juillet 2012

Passe par les villages, Peter Handke

Joue le jeu.
Menace le travail encore plus.
Ne sois pas le personnage principal.
Cherche la confrontation.
Mais n’aie pas d’intention.
Évite les arrière-pensées.
Ne tais rien.
Sois doux et fort.
Sois malin, interviens et méprise la victoire.
N’observe pas, n’examine pas, mais reste prêt pour les signes, vigilant.
Sois ébranlable.
Montre tes yeux, entraîne les autres dans ce qui est profond,
prends soin de l’espace
et considère chacun dans son image.
Ne décide qu’enthousiasmé.
Échoue avec tranquillité.

Surtout aie du temps et fais des détours.
Laisse-toi distraire.
Mets-toi pour ainsi dire en congé.
Ne néglige la voix d’aucun arbre, d’aucune eau.
Entre où tu as envie d'entrer et accorde-toi le soleil.
Oublie ta famille, donne des forces aux inconnus,
penche-toi sur les détails, pars où il n’y a personne,
fous-toi du drame du destin, dédaigne le malheur,
apaise le conflit de ton rire.
Mets-toi dans tes couleurs, sois dans ton droit,
et que le bruit des feuilles devienne doux.

Passe par les villages, je te suis.


Extrait de Par les villages, pièce de Peter Handke

lundi 12 mars 2012

En pensant à mes voyageurs 2

Sur la montagne est un arbre
Qu'importe
Si le voyageur - un point dans
Le paysage, ni en quête, ni en fuite -
Grimpe vers lui pour
L'embrasser,
Ou descend vers la plaine ?
Tel le vent soufflant vers la terre,
Il la parcourt d'un pas persévérant.

L'errant au voyage flamboyant
Observe comment le ciel se meut
Et voit le temps
Qu'il faut à chaque chose.

Laisser passer le vent est heureux,
Et noble le chemin
De ceux qui sont en marche.



En pensant à mes voyageurs 1