• Écriture, broderies de mots, extraits de photographies • Ici : Publications et Partage de documents • ces temps-ci : de la musique, quelques vidéos et des poèmes reçus par une chaîne...
• Éditions La Pierre qui Roule • Alexis Garandeau : édition de rencontres en petits tirages •
Journée paresseuse. Lever vers
9h15. Petit-déjeuner, café dans la tasse andalouse avec sa sous-tasse,
short-débardeur, vaisselle, discussion avec quelques personnes qui font la
queue pour le boucher. Messages, courrier et téléphone (Tatie MG). Suis sorti
vider le tri, le sac rose était plein ; j’ai lu les nouvelles au kiosque.
Le sac rose une fois vidé, j’ai appelé M. depuis le trottoir et nous avons
papoté. F. prépare une boum sur Radio Canut, pour ce soir. Paresseux etdécouragé (tout paraît vain), je ne sais pas
si je serai motivé pour envoyer du son. Je le fais quand même, avec une riche
idée : j’ai le fichier de Let’s have a kiki des Scissor Sisters. Je bronze
devant ma fenêtre mais il fait plus frais qu’hier, presque froid. Des
charpentiers travaillent un peu plus haut. A 16h00 ou un peu avant, il y a eu
un appel d’air dans la plomberie et l’évier a fait un long soupir de monstre
marin. Je finis par réussir à profiter de le rien faire. Avant de me
rhabiller !
Tea time un peu tôt : thé
noir anglais, tartines de fourme d’Ambert et de mimolette, madeleines,
cigarette. Le soleil, à 17h, passe derrière les cèdres ; trois
tourterelles sont postées au-dessus du poulailler ; les ânesses du pré
sont tranquilles. J’écoute la première partie de dernière émission de radio Le
feu, la rage, l’orage, très intéressante.
Radio Canut. Douche. Je me lave
les cheveux, je mets des barrettes et je m’habille bien pour la boum, j’envoie
des textos et des mails en buvant une vodka orange. C’est marrant. J’adore la
musique. Les potes me font des blagues. Je cuisine des pâtes aux petits pois,
crème soja et poivre. Deuxième vodka. Textos. Musique. Dîner. Troisième vodka.
Danse. Je kiffe la musique. Clope. Pétard. Textos. Musique. Dodo. Un vrai
samedi soir.
La Pierre qui Roule est une cabane d’édition nomade, qui n’a d’autre statut d’existence que ses publications et les personnes qui y collaborent depuis 2008.
Pourquoi "cabane" ? Parce qu'avec quatre titres depuis 2008, on ne pourrait s'enorgueillir du titre de "maison d'édition".
Pourquoi "nomade" ? Parce que, depuis 2008, ce ne sont pas moins de six ou sept adresses éphémères, à partir desquelles ont été confectionnés les carnets et les livres... On pourrait presque dire que La Pierre qui Roule est une roulotte.
Créées d'abord pour des besoins d’autoproduction, les éditions La Pierre qui Roule ne cessent donc, comme leur nom l’indique, de déménager et de s’enrichir de rencontres. En un mot, ce sont ces rencontres qui font les livres, élaborés dans le Morvan, à Grenoble ou sur les monts du Pilat : j’édite des rencontres, pour le seul plaisir que cela nous procure, et dans des collectifs plus ou moins éphémères dont les adresses successives disparaissent au fur et à mesure, histoire de brouiller les pistes (squat d’artistes, maison communautaire vouée à la destruction, collectif rural d’habitat groupé...). Il paraît cependant que la cabane se sédentarise et se transforme en maison : la nouvelle adresse 2015, qui semble pouvoir être pérenne est
Éditions La Pierre qui Roule - Alexis Garandeau
Maison de Dinomir
14 impasse Saint-Ennemond
42220 Saint-Julien-Molin-Molette
L'adresse mail est toujours : lapierre.quiroule (at) yahoo.fr
Depuis 2012, La Pierre qui Roule est en silence... Mais elle espère bientôt se remettre à la confection d'un Carnet Poétique & éventuellement Illustré :
Cette modeste collection de Carnets prend la forme de
livrets format carte postale (100 X 148 mm), de 12 à 20 pages
intérieures.
Chaque titre bénéficie d’un tirage de 120 à 300 exemplaires. LacouvertureestimpriméesurRivesTradition250g,et comporte le titre de l’ouvrage, une illustration ou un
visuel choisi par l’éditeur, et le logo de l’éditeur. Le nom de l’auteur
apparaît sur
la page de titre intérieure.
Le texte est composé exclusivement en Rotis Sans, d’un corps de 10 points, et en ses variantes (ses différentes casses et
tailles, italique, gras, etc.).
Laquatrièmedecouvertureindiquelenomdel’auteur, comporteéventuellementunmotsignédeluiouuntextede l’éditeur expliquant sa démarche ou " donnant un peu le
ton ". Il est aussi indiqué le nom de l’auteur du visuel de couverture,
ainsi que les mentions légales et obligatoires (prix et n° ISBN).
Cette collection s’intéresse à des univers poétiques et
subjectifs, sans restriction de forme : des choses à dire, un regard
personnel, une vision intérieure du monde, des images bien à soi…
Catalogue
Vers
mal arrimés
d'Ernest Boursier-Mougenot Éditions La Pierre qui
Roule, parution en avril 2011 (300 exemplaires).
Recueil,
Grand format. Format 13.5 X 22
cm. Couverture en couleur sur Rives Tradition, illustrée
de deux polaroïds de Ludo B. 64 pages intérieures en N&B
11
euros
ISBN 978-2-9533211-2-8
Instantanés
Des
photographies que je ne ferai jamais
d'Alexis
Garandeau
Parution en octobre 2008 (120 exemplaires). Second tirage en 2012 (180
ex.). Carnet
poétique. Format 10 X 14,8
cm. Couverture en couleur sur Rives Tradition, 12 pages
intérieures en N&B
4
euros
ISBN 978-2-9533211-0-4
Aux
Confins de Pays d’Aurélye
Perrette
Illustré par Frédérique Helle
Parution le 29 juin 2009 (180 exemplaires – épuisé). Carnet
poétique illustré. Format 10 X 14,8
cm. Couverture en couleur sur Rives Tradition, 12 pages
intérieures en N&B
4,5
euros
ISBN 978-2-9533211-1-1
Forêt
des signes
de
Marion Massip
Parution en mars 2012 (300 exemplaires). Carnet
poétique. Format 10 X 14,8
cm. Couverture en couleur sur Rives Tradition, 16 pages
intérieures en N&B
(de l'oubli) Certains plaisirs trop frais pour donner toute leur saveur ont besoin de fermenter comme le jus du raisin et de vieillir dans les caves de notre mémoire On doutera désormais si la délectation morose, passée au tamis du temps, n'est pas préférable au plaisir. Elle en est le suc, la liqueur perverse, concentrée, épurée, plus forte et plus durable. Si tu préfères le vin blond à la grappe hâlée, tu feras chaque saison la vendange de tes souvenirs. Et tu les boiras sans hâte.
Traverser à vélo les terrains vagues, les graffes, les ponts, le chemin de fer dans la nuit sombre de Berlin sombre et ses rues peu éclairées (je tenterai peut-être de retranscrire mes notes, mais j'ai trouvé qu'elles ne représentaient qu'une pâle répétition de la nuit de Hambourg de Stephen Spender dans Le Temple...)
Berlin by Rost Graphics : Kottbusser Damm
Berlin by Rost Graphics : Depuis le Pont de Varsovie
Passer sous le pont de Yorckstrasse pour aller à Schöneberg, ou rentrer à Neukölln...
Mémorial pour les homosexuel-le-s victimes du fascisme, Berlin, Ebertstr.
En mémoire des infligées par le
régime hitlérien entre 1933 et 1945 à des milliers de gays et
lesbiennes, ce cube, non loin du Mémorial de l'Holocauste. Plus de
50.000 homosexuels ont été condamnés en vertu d'un article du
code pénal abrogé seulement en 1969.
Un automne austère et laborieux un long hiver très blanc un très grave printemps sans gravité et voilà l'été, réel mais latent, studieux et solitaire Que prépare-t-il ?
Joue le jeu. Menace le travail encore plus. Ne sois pas le personnage principal. Cherche la confrontation. Mais n’aie pas d’intention. Évite les arrière-pensées. Ne tais rien. Sois doux et fort. Sois malin, interviens et méprise la victoire. N’observe pas, n’examine pas, mais reste prêt pour les signes, vigilant. Sois ébranlable. Montre tes yeux, entraîne les autres dans ce qui est profond, prends soin de l’espace et considère chacun dans son image. Ne décide qu’enthousiasmé. Échoue avec tranquillité.
Surtout aie du temps et fais des détours. Laisse-toi distraire. Mets-toi pour ainsi dire en congé. Ne néglige la voix d’aucun arbre, d’aucune eau. Entre où tu as envie d'entrer et accorde-toi le soleil. Oublie ta famille, donne des forces aux inconnus, penche-toi sur les détails, pars où il n’y a personne, fous-toi du drame du destin, dédaigne le malheur, apaise le conflit de ton rire. Mets-toi dans tes couleurs, sois dans ton droit, et que le bruit des feuilles devienne doux.
Passe par les villages, je te suis.
Extrait de Par les villages, pièce de Peter Handke
Sur la montagne est un arbre Qu'importe Si le voyageur - un point dans Le paysage, ni en quête, ni en fuite - Grimpe vers lui pour L'embrasser, Ou descend vers la plaine ? Tel le vent soufflant vers la terre, Il la parcourt d'un pas persévérant.
L'errant au voyage flamboyant Observe comment le ciel se meut Et voit le temps Qu'il faut à chaque chose.
Laisser passer le vent est heureux, Et noble le chemin De ceux qui sont en marche.
Vous pouvez expérimenter votre propre sens de lecture dans ce bric-à-brac, à partir des rubriques, qui donnent une idée de thématique : Un instant, Écrire, (ne pas) écrire, Photographies, Lieu ou espace, questions etc. ainsi que les projets en cours : ou Rhapsodie au crépuscule ouOpacité du réel / Poésie réaliste - J.-M.Gleize, entre autres, et les publications des Éditions La Pierre qui Roule...
En général, il suffit de cliquer sur une image pour l'agrandir.
Un petit caillou, peut-être, un de ceux que le Petit Poucet avait jeté derrière lui pour retrouver le chemin...
En tous cas, j'essaie de partager, dans ce bric-à-bracj'ai des choses à vous montrer, merci d'être venuE jusqu'ici...
Alexis Garandeau