mardi 11 novembre 2008
Chef d'oeuvre
Moi non plus, mais je sais que c'est un chef d'oeuvre.
mercredi 8 octobre 2008
Bibliographie - 5
D'Alexis Garandeau
Il peut être commandé à l'adresse suivante : lapierre.quiroule@yahoo.fr
ou dans votre librairie préférée (ISBN : 978-2-9533211-0-4)
Il est aussi disponible à la vente à la Librairie Bonnes Nouvelles, rue Dominique-Villars à Grenoble, ainsi quà la Librairie du Magasin-Centre National d'Art Contemporain de Grenoble.
HABITER AU BORD DE LA PANIQUE
La panique peut-elle être un sentiment diffus, comme si le sol bougeait sous nos pieds ? Ne sommes-nous pas astreints à être perpétuellement mobiles, confrontés à un « nomadisme » et une précarité durables ? Parfois, il est urgent de savoir s’arrêter, de choisir le rythme de la marche. À l’heure de la « société du risque » nous sommes sommés – en tant qu’artistes – de définir et d’assurer à tout moment un « retour sur investissement ». Nous avons pourtant décidé d’ignorer les formatages du spectacle et de réunir ce collectif pour un processus plutôt qu’une forme, un champ d’expériences comprenant l’indéterminé et l’improvisation comme outils. Ces expériences inviteront à modifier notre perception de l’environnement, nos schémas de représentation, au risque de la perte des repères.
Ceci n’est pas un festival, mais au moins un « moment de visibilité ». Durant six jours, donner à voir des expériences d’artistes, d’architectes, d’écrivains, de musiciens, de danseurs... Croiser des trajectoires urbaines, dont certaines ont commencé il y a longtemps, ailleurs, dont beaucoup se prolongeront encore, après...
Habiter au bord de la panique #2 convoque la ville, le quotidien, les usages et relations sociales comme terrain d’expériences indisciplinées, inquiètes, brouillées.
Voir le site d'Ici Même Grenoble
Je participe, entre autre, à l'action proposée par louise catherine drève : Reprendre le fil. J'en reparlerai.
Juste une restitution, comme ça, en espérant que cela soit une restitution juste :
Habiter au bord de la panique, c’est habiter au coeur de la vie. Je me rends compte grâce à vous que cela fait dix ans que pour moi j’habite dans la panique, et que cela se gère, dans l’urgence certes mais cela se gère, et que c’est surtout les autres que cela panique. Cela les panique parce que peut-être ils se demandent comment je fais, comment je gèrerais ça, eux, comment ils pourraient ne pas gérer, comment les fait que je vive tout ça les panique dans leur vie à aux bien rangées et tranquilles.
Je ne sais pas si je peux vous initier à la panique. Je crois que je ne veux pas. Je crois que la panique, on la vit directement mais l’apprendre c’est impossible je ne sais pas.
dimanche 5 octobre 2008
Évocation proustienne
Mais cette journée d’octobre au masque printanier est très vite obscurcie par un gros nuage gris pommelé, dont la beauté dans un ciel violet finit en tempête pluvieuse et glacée.
Car, en effet, nombreuses dans la vie sont les apparences trompeuses, les espoirs effondrés, les vaines joies bientôt sabrées par un coup de gel précoce.
Ainsi, alors que je croyais travailler à un projet de livre, et dans l’espérance de voir bientôt publié cet ouvrage, très beau, auquel j’aurais collaboré, je ne voyais pas – pas plus que je ne le comprends encore aujourd’hui – le lent mais sûr obscurcissement de la lumière, cet entre chien et loup que je continue de vivre et qui fait peut-être déjà partie de ce texte crépusculaire, que d’aucun juge sulfureux, et cramoisi comme un rideau de maison close.
jeudi 2 octobre 2008
mardi 23 septembre 2008
Bibliographie - 4
Recueil collectif de textes suite à l'atelier Un léger écart, édition Un léger écart, septembre 2008
jeudi 18 septembre 2008
Leçon de ténèbres
C'est de circonstance, j'imagine, ou de saison. Je lis ou relis ces littéraires leçons de ténèbres que sont Cet amour-là, de Yann Andréa et Albertine disparue, et je me rends compte rétrospectivement que mes Poèmes en tous sens sont, bien modestement, de cet ordre-là.
Septembre nous surprend d'un vent glacial, bien que nous nous régalions de girolles encore, et de mûres, en travaillant, le photographe Olivier Pique et moi, sur le livre Entre Chien et Loup.
Je me sens dans un grand silence d'écriture. Et ce qu'on me demande de faire de mes mots m'est bien douloureux. Ce désert, cependant, doit m'être nécessaire, et je le veux vivre et surmonter.
Mais j'ai peur de cet automne - le vent du dehors est si piquant déjà ! - et de l'hiver qui va suivre, qu'on annonce sec et froid... J'en ai supporté d'autres, avant, mais en voilà trois que j'ai passé dans le vent d'Harmattan en mangeant des papayes...
Accordez moi le silence. Je fais ma leçon de ténèbres.
vendredi 5 septembre 2008
Bibliographie - 3
Poèmes en tous sens
Un feuillet simplement plié in-octavo, publié en trois exemplaires (collections particulières), 2008




