
Mes empreintes ont été recouvertes par du sable, mais je sais que je suis allé à Jaisalmer.
Je suis allé à Jaisalmer, dans cette ville fortifiée, construite sur du sable, en plein désert.
J’ai vu l’horizon immense, la totalité de la voûte céleste, la lumière dense qui vient de partout et qui se module inlassablement autour de Jaisalmer.
J’ai marché hors de la forteresse dans le désert et j’ai senti le silence dans son essence sur le sable malgré le vent qui sifflait.
Et j’ai commis le sacrilège d’entrer dans l’enceinte sacrée, et j’ai vu les empreintes de Mahavira. Preuve de son passage, de son invisibilité, pourtant de l’évidence de sa présence.
J’ai passé trois jours à Jaisalmer. Je n’ai rien vu de Jaisalmer.
Mais je sais que Jaisalmer est le centre du monde.
Et j’ai vu ma vie défiler à Jaisalmer, et je sais que Jaisalmer est à la frontière du temps.