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mercredi 25 juillet 2018

Un instantané chez A.


Dans le jardin d'à côté :
un prunier sévèrement élagué, mais dont trois rameaux fleurissent résolument. Sur le fil électrique juste au-dessus, une tourterelle attend sa pareille.

mardi 27 mai 2014

Un début de compilation.... un nouveau carnet ?




Narcisse à sa fenêtre
Portraits

(extrait)



[Brise Glace, oct. 08]
Quelqu’un (la photo est un peu floue) avec un manteau en tartan rouge, sur un mur rouge, buvant une canette de bière rouge.

[À un concert] peut-être en N & B
Le profil solennel et régulier d’un jeune homme debout dans le public, au milieu des silhouettes, éclairé de face par un projecteur : l’arête de son nez droit se découpe dans le noir.

[Au jardin de la Poterne, 2009]
Une dame déjà âgée, au regard bleu pétillant, porte un turban bleu. Dans un miroir derrière elle, le profil d’une femme entre deux âges qui porte un fichu.
Poterne n.f. (lat. posterula). Porte secrète de fortification, donnant sur le fossé.

(projet en cours ?)

mercredi 8 octobre 2008

Bibliographie - 5

Instantanés
D'Alexis Garandeau
Livret 16 pages, couverture quadri sur Rives tradition, 4 euros (prix public) à paraître le 9 octobre 2008, aux éditions La Pierre qui Roule, est disponible au Square-Librairie de l'Université à Grenoble (rayon photographie), après avoir été en consultation à l'Hypermédiathèque "Habiter au bord de la panique", au Théâtre 145 à Grenoble.
Il peut être commandé à l'adresse suivante : lapierre.quiroule@yahoo.fr
ou dans votre librairie préférée (ISBN : 978-2-9533211-0-4)

Il est aussi disponible à la vente à la Librairie Bonnes Nouvelles, rue Dominique-Villars à Grenoble, ainsi quà la Librairie du Magasin-Centre National d'Art Contemporain de Grenoble.




vendredi 5 septembre 2008

La Pierre qui roule


Le nom de ce blog vient d'un projet, déjà ancien, de maison d'édition : les éditions La Pierre qui roule.

Pour cette maison plus ou moins fictive (plus ou moins car elle éditera effectivement le petit opuscule Instantanés cet automne), j'avais imaginé la collection Impromptus, qui rassemblerait de modestes volumes d'écrits poétiques...

mardi 2 septembre 2008

Fin d'Echelle 5 à 7 au Brise Glace

J'ai habité le lieu, modestement, pendant cinq mois, dans le cadre des résidences échelle 5 à 7. Il m'a habité, d'abord, comme une absence, quand je suis arrivé en mars, qu'il y faisait encore froid et qu'il m'a fallu m'accoutumer à l'allumage du poêle dans l'appartement où j'avais ma chambre-bureau.
Ce Brise Glace, énorme bâtiment oblong profilé sur la rue tel un bateau vitré, m'a d'abord paru comme un magnifique mausolée glacial où la figure principale était absente. Et puis, un rythme de travail et de découvertes s'est instauré, expérience que j'ai dégusté avec délectation.
Petit à petit, ce navire qui me désorientait m'est devenu un refuge, loin des fureurs du monde, où j'ai pu protéger ma pépinière de mots. De là, je partais aux bibliothèques, aux expositions, au café. Dans leur serre, loin du vent du dehors, les mots ramenés ont prospéré, les phrases se sont construites et les idées éclaircies. Ce fut un asile, dans une solitude intermittente qui m'était nécessaire.
Sans ce temps et cet espace, les Instantanés n'auraient pu être imaginés, et tout un travail de sédimentation et de maturation n'aurait pu s'accumuler dans cet humus d'où reprendra une écriture plus finale...
Et le lieu, dans son étrange absence, s'est imposé à moi : l'odeur de térébenthine des ateliers de E. et de J., le bruit des talons de M.C., l'adrénaline dans l'escalier noir, les discussions avec Louise Catherine Drève ou S., la prudence parfois voire la suspicion, parfois même le dégoût du lieu et la fuite de ses habitants.
Parfois, il y a une fête sur le toit ; le bâtiment désolé de son second déclin vibre et tremble comme un vieux homme à un mariage...
Hier j'ai rangé ma chambre-bureau, claire et blanche, n'y laissant que des cailloux de Petit Poucet, et j'ai quitté le Brise Glace.

jeudi 21 août 2008

Vacances

Étrange et rageant de voir que mon rythme de travail correspond plus ou moins au rythme officiel de la société, et que je suis, moi aussi, plus ou moins en vacances au mois d'août !

Plus ou moins, en effet, car je termine ma résidence d'écriture au Brise Glace et suis en train de finaliser les Instantanés, que j'espère imprimer en septembre... Ce sera un petit livret de photographies écrites, et seulement écrites : les images, en tant que telles, n'existent pas, ou dans ma tête seulement, mais ce sont des images réelles, qui ont existé. J'en reparlerai.

Je continue aussi les Palimpsestes, et vous en livrerai quelques images bientôt.

Une nouvelle idée de livre est en train d'émerger, qui serait a priori un roman de forme plus traditionnelle que mes précédents petits textes, dans une forme proche du Nouveau Roman ; c'est fou, c'est jouissif et flippant...

lundi 9 juin 2008

Extrait du Registre de résidence

Semaine 9 (du 26 mai au 1er juin)
Apéro-réunion au Brise Glace, présentations, rencontre avec le collectif, spontanéité, enjeux… Prise de conscience de ces énergies. Bouleversements dès le lendemain. Décision favorable du collectif pour la reconduction des résidences invitations : Echelle 5 se transforme en échelle 7, sur le nombre de mois disponibles depuis janvier.
Regain d’énergie, reprise des séances de lecture et recherches à la bibliothèque.
L’Isère est grosse et monstrueuse des pluies continuelles. Longue promenade en vélo pour tenter d’inspirer l’énergie du flot et s’apaiser du fort mélange air et eau.
Je prends résolument mes habitudes à la boulangerie de la rue Saint-Laurent où le patron distrait me sourit gentiment.
Réflexions à vide sir Fleurs, Jardins et Poèmes en tous sens. Accumulation d’Instantanés et travail sur le hors champ.
Nouvelles idées pour poursuivre le travail Comme une sorte de journal intime, série de peintures initialement exposées au Hangar 11, à Ouagadougou.
Rencontre avec Michel et le groupe pour le projet évoqué la semaine dernière.
Dans l’ensemble, des rencontres et de l’exotisme qui viennent me distraire, sinon me soutenir.

Semaine 10 (du 2 au 8 juin)
Dixième semaine de résidence.
Clair besoin de lecteurs, de critiques, de retour.
Mais problème de la restitution : que restituer de mes bouts de textes et petits travaux ?
Les choses se font par étapes, plutôt aléatoires et imprévisibles. Alors que je demandais via le blog, des commentaires à mes lecteurs (cf. Bonjour), dans un travail tourné vers l’extérieur (projet danse-musique), j’étais moi-même dans un silence d’écriture. Mais même sans écrire avec un stylo sur du papier (et encore, cela est faux), j’étais en travail sur l’écriture elle-même, sans réponse et presque suffocant : écrire n’est pas difficile, la question est écrire quoi. Et de là : comment écrire ? à qui écrire ? pourquoi écrire et écrire pour qui ?
D’où mon besoin de sentir les lecteurs et lectrices.
À cette étape, j’ai besoin d’une pause.
Et j’ai nécessité de poser des objets devant moi : quelques textes demandent une mise en forme. Besoin de restitution et d’objets.
Toujours dans la problématique de la forme, j’écris ces temps-ci sur de grands formats, j’ai envie de travailler sur tissu, espérant, mais doutant, qu’interviennent d’autres formes d’écriture.
Mais peut-être ce désir d’objets-formes extérieurs est-il une fausse piste à la question de l’objet de l’écriture même ?
Cette élision est du moins la seule forme acceptable que je sois en mesure de donner.