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jeudi 10 mars 2022

Coup d’arrêt pour la carrière de roche de Saint-Julien-Molin-Molette

Par un jugement du 28 février 2022, le tribunal administratif de Lyon annule l’arrêté du préfet de la Loire autorisant la société Delmonico-Dorel Carrières à prolonger pour trente ans (30 ans) l’exploitation d’un gisement de roches massives de plutonite à usage de granulats.

"Le tribunal a d’abord considéré que, compte tenu du trafic intense de camions – de l’ordre de 25 à 60 camions par jour en aller et retour - passant par l’unique route qui traverse le bourg de Saint-Julien-Molin-Molette, de l’absence de perspective de mise en place d’un itinéraire alternatif et de l’insuffisance des prescriptions pour réduire significativement les nuisances dont sont victimes les habitants de cette commune, le projet présente des inconvénients excessifs pour la commodité du voisinage et la sécurité.

Le tribunal a ensuite constaté que l’exploitation du site et l’ampleur des extractions, qui nécessiteront en particulier le défrichement de surfaces boisées, risquent d’affecter ou de détruire une quarantaine d’espèces protégées ou d’intérêt communautaire, dont des Engoulevents d’Europe, des Pics noirs et de Grands-Ducs d’Europe, qui appartiennent à des espèces protégées par la directive européenne « oiseaux ».

Après avoir notamment relevé que la carrière des Gottes ne faisait pas partie des gisements d’intérêt national ou régional identifiés par le schéma régional des carrières et que la région dispose de ressources locales en quantité et qualité suffisantes, le tribunal a jugé que le maintien d’une dizaine d’emplois et la participation de l’entreprise aux finances locales ne suffisaient pas à caractériser une raison impérative d’intérêt public majeur au sens des dispositions du c) du 4° du I de l’article L. 411‑2 du code de l’environnement.

Le tribunal annule donc l’autorisation dans son intégralité après avoir indiqué que l’impossibilité de déroger au régime de protection des espèces protégées rendait impossible la réalisation du projet."

 

Source : http://lyon.tribunal-administratif.fr/A-savoir/Communiques/Coup-d-arret-pour-la-carriere-de-roche-de-Saint-Julien-Molin-Molette

 

Plus d'infos mises à jour :

Collectif des Riverains contre l'Extension de la Carrière : https://stopcarriere.noblogs.org/

 

mercredi 20 février 2019

Catherine Ribeiro - Le Chant Des Partisans

Catherine Ribeiro: Tous les droits



Le droit de baiser
Le droit de fondre en larmes
Le droit de s'épanouir
Le droit d'être exigeant
Et d'exiger
Le droit d'être riche
De presque rien
Le droit d'être pauvre
De toutes les richesses
Le droit de soulever
Des montagnes
Le droit d'accoucher
De toutes les tendresses 


Le droit de penser

Haut et fort
Sans être mutilé
Le droit d'opinion
Les droits de l'immigré
Le droit au travail
Le droit de manger

Quand on a faim
Le droit de faire

Et de défaire
Le droit à la paresse
Le droit d'aimer

Sans être châtré 

Le droit à la faiblesse
À la fragilité
Le droit à l'intelligence
Le défi à la connerie
Le droit du plus fort
Pour mieux protéger
Le droit de l'arbre
Face à la tronçonneuse
Le droit de s'amuser
Sur les pelouses interdites 


Le droit de sanctionner
Un pouvoir déficient
Le droit de frapper
Malgré les menottes
Le droit de rire
De devenir fou
Le droit de s'éclater

À l'herbe sauvage 

Le droit de crier, de hurler {x2}
Le droit d'être enfin reconnu {x2}


Catherine Ribeiro

mercredi 13 juin 2018

Le Préfet signe pour la carrière de Saint-Julien-Molin-Molette

"Après avoir mené les consultations réglementaires et suite à l'enquête publique qui s'est déroulée du 26 au 27 octobre 2017, le préfet de la Loire a signé, le 11 juin 2018, l'arrêté préfectoral déclarant d'intérêt général l'extension du zonage carrière du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Saint-Julien-Molin-Molette."

Voir le blog du collectif contre l'extension :

Votre carrière, notre enfer

mercredi 18 mars 2015

Editions La Pierre qui Roule - Ligne éditoriale et Catalogue

La Pierre qui Roule est une cabane d’édition nomade, qui n’a d’autre statut d’existence que ses publications et les personnes qui y collaborent depuis 2008.
Pourquoi "cabane" ? Parce qu'avec quatre titres depuis 2008, on ne pourrait s'enorgueillir du titre de "maison d'édition".
Pourquoi "nomade" ? Parce que, depuis 2008, ce ne sont pas moins de six ou sept adresses éphémères, à partir desquelles ont été confectionnés les carnets et les livres... On pourrait presque dire que La Pierre qui Roule est une roulotte.

Créées  d'abord pour  des  besoins  d’autoproduction, les éditions La Pierre qui Roule ne cessent donc, comme leur nom l’indique, de déménager et de s’enrichir de rencontres. En un mot, ce sont ces  rencontres  qui  font  les  livres,  élaborés  dans  le  Morvan,  à Grenoble ou sur les monts du Pilat : j’édite des rencontres, pour le seul plaisir que cela nous procure, et dans des collectifs plus ou moins éphémères dont les adresses successives disparaissent au fur  et à mesure, histoire de brouiller les pistes (squat d’artistes, maison  communautaire  vouée  à  la  destruction,  collectif  rural d’habitat groupé...). Il paraît cependant que la cabane se sédentarise et se transforme en maison : la nouvelle adresse 2015, qui semble pouvoir être pérenne est

Éditions La Pierre qui Roule - Alexis Garandeau
Maison de Dinomir
14 impasse Saint-Ennemond
42220 Saint-Julien-Molin-Molette


L'adresse mail est toujours : lapierre.quiroule (at) yahoo.fr

Depuis 2012, La Pierre qui Roule est en silence... Mais elle espère bientôt se remettre à la confection d'un Carnet Poétique & éventuellement Illustré :
Cette modeste collection de Carnets prend la forme de livrets format carte postale (100 X 148 mm), de 12 à 20 pages intérieures.
Chaque titre bénéficie d’un tirage de 120 à 300 exemplaires. La  couverture  est  imprimée  sur  Rives  Tradition  250  g,  et comporte le titre de l’ouvrage, une illustration ou un visuel choisi par l’éditeur, et le logo de l’éditeur. Le nom de l’auteur apparaît sur
la page de titre intérieure.
Le texte est composé exclusivement en Rotis Sans, d’un corps de 10 points, et en ses variantes (ses différentes casses et tailles, italique, gras, etc.).
La  quatrième  de  couverture  indique  le  nom  de  l’auteur, comporte  éventuellement  un  mot  signé  de  lui  ou  un  texte  de l’éditeur expliquant sa démarche ou " donnant un peu le ton ". Il est aussi indiqué le nom de l’auteur du visuel de couverture, ainsi que les mentions légales et obligatoires (prix et n° ISBN).
Cette collection s’intéresse à des univers poétiques et subjectifs, sans restriction de forme : des choses à dire, un regard personnel, une vision intérieure du monde, des images bien à soi…

 
Catalogue

Vers mal arrimés
d'Ernest Boursier-Mougenot
Éditions La Pierre qui Roule, parution en avril 2011 (300 exemplaires).
Recueil, Grand format. Format 13.5 X 22 cm. Couverture en couleur sur Rives Tradition, illustrée de deux polaroïds de Ludo B. 64 pages intérieures en N&B
11 euros
ISBN 978-2-9533211-2-8

 
Instantanés
Des photographies que je ne ferai jamais
d'Alexis Garandeau
Parution en octobre 2008 (120 exemplaires). Second tirage en 2012 (180 ex.). Carnet poétique. Format 10 X 14,8 cm. Couverture en couleur sur Rives Tradition, 12 pages intérieures en N&B
4 euros
ISBN 978-2-9533211-0-4

Aux Confins de Pays
d’Aurélye Perrette
Illustré par Frédérique Helle 
Parution le 29 juin 2009 (180 exemplaires – épuisé). Carnet poétique illustré. Format 10 X 14,8 cm. Couverture en couleur sur Rives Tradition, 12 pages intérieures en N&B
4,5 euros
ISBN 978-2-9533211-1-1
 

Forêt des signes
de Marion Massip
Parution en mars 2012 (300 exemplaires). Carnet poétique. Format 10 X 14,8 cm. Couverture en couleur sur Rives Tradition, 16 pages intérieures en N&B
4,5 euros
ISBN 978-2-9533211-3-5

 


jeudi 17 juillet 2014

Le speech de Panti Bliss contre l'homophobie





Le speech de Panti Bliss sur l'homophobie, The Abbey, Dublin, 2 février 2014

lundi 11 février 2013

Notes de travail : Intuitions d'échos pour Jean-Marie Gleize et l'opacité du réel

Intuitions d'échos entre L'Insurrection qui vient, du Comité invisible et Tarnac, un acte préparatoire, de J.-M.Gleize. Notes de travail (cahier violet)




Notes du soir (cahier violet). Intuitions d'échos entre la revue FAIRE PART 26/27, La Poésie n'est pas une solution et Tarnac, un acte préparatoire, de J.-M.Gleize. Notes de travail (cahier violet)

Notes du soir (cahier violet) en écoutant


 Playlist sublime, dans le registre pathétique
Keep The Streets Empty For Me, Fever Ray




Shame and Fortune, The Yeah Yeah Yeahs
Dépression au-dessus de jardin, Catherine Deneuve







Baby Alone In Babylone, Jane Birkin
Tombe la neige, Adamo





lundi 21 janvier 2013

Parce que ça fait plus d'un mois que ça dure...


Quelques minutes pour se rappeler que ça fait plus d'un mois que ça dure... et que Télébocal oeuvre toujours pour un journalisme réel et critique...

Manifestation : Pas de mariage pour tous


Il y a plus d'un mois :

SOS tout petit - Reportage Télébocal sur manifestations anti-IVG


lundi 17 décembre 2012

Parce que nous en sommes

Parce que nous sommes descenduEs ce week-end dans la rue... parce que nous en sommes et "pour des alliances sans conditions, sous toutes les formes possibles" Ou quand ça gêne quand les sexualités non-hétérosexuelles (entendez, selon le point de vue : relations anormales / relations diverses, créatives et saines sous toutes les formes possibles) : qui ça gêne et pourquoi ça gêne que je dorme, le soir, avec untel ou unetelle ? qui ça gêne et pourquoi ça gêne qu'il y ait des familles hors du cadre traditionnel papa-maman-enfant ? Et, rien que pour vous, parce que vous le valez bien, voici le conte de Noël des Panthères Roses :

samedi 28 juillet 2012

Passe par les villages, Peter Handke

Joue le jeu.
Menace le travail encore plus.
Ne sois pas le personnage principal.
Cherche la confrontation.
Mais n’aie pas d’intention.
Évite les arrière-pensées.
Ne tais rien.
Sois doux et fort.
Sois malin, interviens et méprise la victoire.
N’observe pas, n’examine pas, mais reste prêt pour les signes, vigilant.
Sois ébranlable.
Montre tes yeux, entraîne les autres dans ce qui est profond,
prends soin de l’espace
et considère chacun dans son image.
Ne décide qu’enthousiasmé.
Échoue avec tranquillité.

Surtout aie du temps et fais des détours.
Laisse-toi distraire.
Mets-toi pour ainsi dire en congé.
Ne néglige la voix d’aucun arbre, d’aucune eau.
Entre où tu as envie d'entrer et accorde-toi le soleil.
Oublie ta famille, donne des forces aux inconnus,
penche-toi sur les détails, pars où il n’y a personne,
fous-toi du drame du destin, dédaigne le malheur,
apaise le conflit de ton rire.
Mets-toi dans tes couleurs, sois dans ton droit,
et que le bruit des feuilles devienne doux.

Passe par les villages, je te suis.


Extrait de Par les villages, pièce de Peter Handke

vendredi 2 mars 2012

jeudi 2 juin 2011

Petits mots / D'ailleurs nous sommes d'ici

J'aime les petites phrases, les slogans militants quand ils sont créatifs... et ces derniers temps, ils le sont. Ils questionnent autant le réalité, l'actualité, que le langage lui-même.
Après NOUS AVONS BESOIN DE LIEUX POUR HABITER LE MONDE (Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile de France, et d'ailleurs utilisé aussi pour le Communiqué du Collectif des Tunisiens de Lampedusa) :

lundi 21 mars 2011

Mail à fondcommun

Caramba, encore raté ! Bon bé c'est trop tard, mais cela correspond bien à ma temporalité.
Je joins donc le texte En ville, fort naïf (trop pour fondcommun) et une série de collages qui pourrait s'appeler :
Il faut citer ses sources : Le Monde - 23 octobre 2009 / Le Postillon n°5 - Avril 2010 / Action n°126-Le journal d'Act up-Paris - Février 2011

Et comme je connais le goût de fondcommun pour les mélanges, les phrases volées et les rumeurs, tiens, je t'ajoute ceci :

1/ Hier on m'a donné la raison du tsunami : les Japonais prient des pierres et des idoles, ils ne sont pas monothéistes. La vague, qui faisait plusieurs mètres chez eux, ne faisait plus que 10 centimètres en Indonésie, parce qu'ils sont musulmans.
2/ En regardant d'un oeil le docu "Volem rien foutre al païs", j'ai entendu ce discours de Sarkozy où il insistait sur la nécessité, pour les Français, de retrouver "le droit de réussir". Il m'a semblé qu'il était mal placé pour en faire un devoir.
1 + 2 = "Dans un autre monde, elle aurait passé sa vie entière à lire. Mais c'est le nouveau monde, le monde libéré - on y fait peu de place au désœuvrement. On a tant risqué, tant perdu ; il y a eu tant de morts."
CQFD. Et je ne cite pas mes sources.

En ville

En ville, il y a des gens qui viennent de partout, il y a des parterres de tulipes, il y a des librairies pleines de livres et des choses à lire sur les murs (ici ou là, il y a des gens qui se réunissent pour discuter, réfléchir, s’organiser), il y a les gens qui se réveillent tôt pour aller travailler et il y a les gens qui vont au travail plus tard. Il y a des enfants qui vont à l’école, il y a des fontaines, il y a de grandes places où des gens se promènent (on y vend des ballons, des glaces, des beignets). Il y a beaucoup de lumière, des néons, des enseignes, des lanternes, même la nuit tout est éclairé. Il y a même des salles obscures où des gens se rassemblent pour regarder de la lumière projetée. Il y a des vitrines pleines de produits divers et variés : les épiceries sont pleines, les fruits à profusion en montagnes bien rangées, et des manteaux, des chaussures en beau cuir, des meubles de tout style, de la vaisselle ronde ou carrée, des images monochromes ou colorées, des fleurs en toute saison. Il y a des rendez-vous, il y a des affaires à gérer, il y a des choses à discuter, il y a des choses à faire et on dit que c’est très important. Il y a des conférences, il y a des soirées de soutien, il y a des spectacles.
Dans les nombreux étages, il y a des hommes et des femmes qui écoutent de la musique, qui travaillent, qui téléphonent, qui prennent soin de quelqu’un, qui fabriquent, qui assemblent, qui expédient, qui cuisinent, qui mangent, qui lisent, qui dorment. Il y a, aux terrasses des cafés, des femmes et des hommes qui lisent le journal, des jeunes gens qui se rapprochent des jeunes filles, des jeunes filles qui se moquent des garçons, deux hommes qui boivent le café côte à côte (l’un remue gentiment le sucre dans la tasse de l’autre). Dans la rue, il y a des femmes qui avancent dans leur vie et qui le montrent, des hommes qui ont raté la leur et qui croient le cacher (ils ont de grosses montres pour faire comme si leur temps était précieux), des vieux qui continuent leur vie (pourquoi le cacher ?), des jeunes gens qui sont désespérés et qui ne peuvent le cacher. En ville, il y a les gens habillés à la mode du moment (parfois, on ne fait pas bien la différence avec les nombreuses images publicitaires qui affichent ce qu’il est normal d’être), il y a ceux à la mode de la saison précédente, et ceux qui ne sont pas du tout à la mode, parce qu’ils s’en foutent, ou parce qu’ils n’en ont pas les moyens (de ceux-là on parle peu souvent, et on les laisse encore moins parler).
Il y a des gens qui ne s’assoient pas dans les cafés, qui ne vont pas ou plus travailler, qui ne font pas la queue dans les magasins. Il y a des gens qui passent leur temps à chercher où gagner l’argent qu’il leur faut pour vivre. Il y a des gens qui ne s’assoient pas dans les cafés, des gens qui passent leur matinée à faire la queue à la CAF pour quelques centaines de balles – parce qu’ils en ont besoin – et à qui on fait comprendre qu’ils devraient déjà être bien contents, qu’ils s’en sortent plutôt bien sans travailler (qu’importe leurs activités non rémunérées, on les appelle des parasites). Il y a des gens qui ne produisent, ne vendent ni n’achètent rien (ceux-là sont considérés comme inutiles). Il y a des gens qui viennent de partout (ceux-là sont désignés comme étrangers, c’est encore un autre statut vers la marge). De tout ceux-là on parle peu, et on les laisse encore moins parler
Il y a des gens qui peuvent travailler, des gens qui peuvent se faire soigner, des gens qui ont des droits, des gens qui ont des devoirs. Il y a des gens qui ne viennent pas d’ici qui devront bientôt payer 30 € le droit de se faire soigner – avant même qu’on les soigne. De ceux-là on parle peu, et on les laisse encore moins parler. Il y a des gens qui se marient, il y a des gens qui font des enfants, on peut même les aider parce qu’ils en ont le droit. Et il y a les gens qui n’en ont pas le droit, ni de se marier, ni de faire des enfants, ou alors c’est illégal (de ceux-là on parle peu, et on les laisse encore moins parler).