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dimanche 14 août 2022
dimanche 22 mars 2020
6ème jour de confinement (dimanche 22 mars 2020)
6ème jour de
confinement (dimanche 22 mars 2020)
Levé tard, je m’habille et je
sors acheter du pain. Je discute avec C. et J. qui font la queue devant chez le
boucher, le petit J. est charmant. Petit-déjeuner. Je redescends acheter des
cigarettes. Les discussions avec les gens croisés sont désabusées, floues, dans
l’expectative… J’appelle S. mais il fait son footing. J’appelle Tatie MP, on
discute une demi-heure. Mais je sens que ce que je raconte est un peu
déprimant. J’éteins mon téléphone portable, ce sera une journée sans – ou du
moins je vais essayer. Je bois un café à la fleur d’oranger, fume une
cigarette. Je sens que la journée va être longue, je me sens un peu triste, un
peu seul. Le silence est plus grand aujourd’hui dimanche, je reste dans ce
silence, et je regarde les nouvelles sur Internet…
Depuis le 24 janvier 2020, la France compte 14 459 cas de Coronavirus
COVID-19 et 562 personnes sont décédées depuis le début de l'épidémie. Nous en
sommes à 311 988 cas confirmés dans le monde (22 mars 2020, à 13h00),
13 407 décès et les 93 790 guérisons. Pour rappel, le paludisme avait
fait 584 000 victimes dans le monde en 2013, dont une majorité d’enfants
en bas âge ; la moyenne annuelle semble être de 429 000 décès de la
malaria par an. Quant au Sida, il fait encore 940 000 victimes en 2017
dans le monde.
Je continue l’écoute de l’émission
Le Feu, la Rage, l’Orage, qui est vraiment très bien. Je mets une cloche (une « cloche
de conscience / mindfull bell » https://awakeningbell.org/),
je ne sais pas pourquoi mais elle me soutiendra spirituellement une partie de l’après-midi.
J’ai sur le fauteuil l’exemplaire
prêté par K. : « Writing the real », a bilingual anthology of
contemporary French Poetry, édité par Nina Parish et Emma Wagstaff. Je me dis
qu’il faudra m’y plonger, qu’écrire le réel reste un enjeu aujourd’hui, que le
réel opaque demeure une énigme.
Je réponds à quelques mails. Je
continue d’écouter Radio Pikez, notamment le journal de confinement d’Adèle.
C’est ce temps étiré, sans
urgence comme sans priorité, qui est très impressionnant. Ce n’est même pas le
temps de la maladie ou de la convalescence, où la priorité du moins est de
soigner le corps et d’aller mieux, où tout le temps est concentré à ça :
la guérison. Mais là, maintenant, il n’y a même pas cette perspective. Sans but
et sans objectif autre que l’objectif collectif.
Après je remets Let’s have a kiki. Plusieurs fois. Pour
essayer de choper des trucs de la chorégraphie.
Je me remets à lire Les Âmes fortes de Giono. C’est plaisant
à lire. Les tourterelles et les moineaux posés dans les branches au-dessus du
poulailler mon font un spectacle : ils vont et viennent dans la cabane
pour picorer de quoi manger. Je repense au Cavalier
Noir. Je reprends le fichier, retrouve le cahier de notes, et me remets à y
travailler. Dans les recherches, je tombe sur la photographe Vivian Maier.
Internet. Je découvre ça aussi : Pascal Gillet et ses chansons, et sur cette Chronique dakaroise (Paroles de confinement). Goûter vers 16h30, thé. Le découragement et la tristesse se sont
estompés, j’ai mis du temps à laisser la place au silence et à accorder mon
intérieur au contexte.
J’en suis épuisé et je vais faire
une sieste. Réveil à 19h30. Textos (de F., Ak, CJ, Ad), message de S. Internet.
Photographie de Vivian Maier, fanfare jazz de MEUTE… Dîner.
Un vrai dimanche.
Vivian Maier, photographe
MEUTE, You & me
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dimanche 15 décembre 2019
Cordes pincées
J'ai le goût des cordes pincées. Et si j'admire l'ardeur, la grâce et la hardiesse d'Héloïse de Jenlis sur sa harpe claire, j'apprécie fort, toujours, la virtuosité de Toumani Diabaté et Ballaké Sissoko avec leur duo de koras aigres et vives...
Koras !
Ou Toumani Diabaté avec la guitare d'Ali Karka Touré...
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mercredi 25 juillet 2018
Un instantané chez A.
Dans le jardin d'à côté :
un prunier sévèrement élagué, mais dont trois rameaux fleurissent résolument. Sur le fil électrique juste au-dessus, une tourterelle attend sa pareille.
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mercredi 5 juillet 2017
Poésie
Il se peut que le silence des Éditions La Pierre qui Roule ne fasse que se rendre à la question : à quoi sert la poésie ? à quoi sert la poésie aujourd'hui ?
Entre la poésie néo-lyrique qui croit devoir rendre compte d'un héritage (mais qui ne fait que répéter), la poésie philosophique qui n'est plus - du moins qui n'est plus lue, et la poésie qui prend la suite des avant-gardes dans l'expérience d'un (extrême) contemporain... pas tellement lue non plus...
La poésie n'est pas une solution.
La poésie moderniste a l'avantage de tenter de proposer de nouvelles formes, de mélanger les genres.
Mais (ma question du moment) comment trouver formulation pour dire ce qui est (quand bien même cela ne serait pas objectif) sans appauvrir la réalité ou la sensation ou l'émotion dont on parle ? Trouver une formulation qui soit à la hauteur...
(à défaut de décrire sans l'appauvrir la beauté d'un rubis, du moins trouver les mots qui en fassent sentir la profondeur et la couleur)
Pourtant, Rhapsodie aux crépuscules est en lecture,
et le Livre du héron, à défaut de s'écrire, se travaille et se vit toujours.
D'autres textes (Émaux et Camées, et Je t'aime, depuis 2012 et un autre depuis cette année) sont en travail...
La poésie moderniste a l'avantage de tenter de proposer de nouvelles formes, de mélanger les genres.
Mais (ma question du moment) comment trouver formulation pour dire ce qui est (quand bien même cela ne serait pas objectif) sans appauvrir la réalité ou la sensation ou l'émotion dont on parle ? Trouver une formulation qui soit à la hauteur...
(à défaut de décrire sans l'appauvrir la beauté d'un rubis, du moins trouver les mots qui en fassent sentir la profondeur et la couleur)
Pourtant, Rhapsodie aux crépuscules est en lecture,
et le Livre du héron, à défaut de s'écrire, se travaille et se vit toujours.
D'autres textes (Émaux et Camées, et Je t'aime, depuis 2012 et un autre depuis cette année) sont en travail...
vendredi 8 avril 2016
La jeunesse s'organise
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mardi 10 mars 2015
samedi 5 juillet 2014
Statistiques (un peu débiles)
Depuis 2008, vous êtes un peu plus de 11000 lecteurs et lectrices... Ce qui ne veut pas dire grand chose, puisque je pense que ce sont plutôt le nombre de pages vues...
Mais, sur cette période, vous êtes de :
France
|
6783
|
60,50% | |
États-Unis
|
1778
|
15,86% | |
Russie
|
956
|
8,53% | |
Allemagne
|
593
|
5,29% | |
Canada
|
245 | 2,19% | |
Ukraine
|
180
|
1,61% | |
Belgique
|
165
|
1,47% | |
Pays-Bas
|
150
|
1,34% | |
(et moins de 1% d'Argentins et de Chinois...)
La fréquentation française, américaine, russe et allemande est par ailleurs stable dans le temps...
La fréquentation française, américaine, russe et allemande est par ailleurs stable dans le temps...
Ce qui m'amuse et m'interroge à chaque fois... Je me demande ce qui peut bien faire venir des états-uniens ici, ce que peuvent comprendre des russes ou des allemands... J'imagine des francophones... Je ne sais pas...
et cela n'a aucun intérêt :
je ne sais pas qui vous êtes, mais merci de me lire de temps en temps...
et cela n'a aucun intérêt :
je ne sais pas qui vous êtes, mais merci de me lire de temps en temps...
jeudi 7 novembre 2013
Berlin
Berlin by Rost Graphics
![]() |
| Berlin by RostGraphic : Gleisdreieck |
![]() |
| Berlin by Rost Graphics : Kottbusser Damm |
![]() |
| Berlin by Rost Graphics : Depuis le Pont de Varsovie |
![]() |
| Berlin by Rost Graphics : le pont de Yorckstr. |
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| Berlin by Rost Graphics : Boxhagener Platz |
![]() |
| Berlin by Rost Graphics :Jannowitzbrücke |
![]() |
| Berlin by Rost Graphics : Schonfliesserstr. |
Berlin par Rost Graphics : http://www.rostgraphics.com/
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samedi 27 juillet 2013
Si c'était de la musique... (l'été latent, les lectures, etc.)
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jeudi 4 juillet 2013
Voilà l'été
Un automne austère et laborieux
un long hiver très blanc
un très grave printemps sans gravité
et voilà l'été, réel mais latent, studieux et solitaire
Que prépare-t-il ?
un long hiver très blanc
un très grave printemps sans gravité
et voilà l'été, réel mais latent, studieux et solitaire
Que prépare-t-il ?
samedi 3 novembre 2012
dimanche 6 novembre 2011
Silence
Bien peu d'écrits ces temps-ci, bien peu d'écriture en vérité...
Voilà pourquoi je vous laisse, dans les deux textes suivants, des lambeaux d'une écriture plus personnelle, moins objective (?) voire sans objet...
Peut-être matière à un travail plus approfondi.mardi 18 octobre 2011
17-18 octobre
Complètement désorienté, je perds le nord et le temps qu'il faut. La chouette effraie pourtant toujours dans le même arbre : c'est moi qui ai changé de côté. La hulotte aussi d'ailleurs. Bien plus à gauche il semble.
J'ai envie de dire Reviens.
L'EAU, LE LAC. L'eau qui se rassemble à un moment en lac, sait-elle seulement où elle coule ? Est-elle moins eau, une fois qu'elle a quitté le barrage ? Sans couleur et sans forme, elle n'en n'a pas moins d'odeur sincère, surtout vers le lac : ce vert parfum humide, vague et douceâtre.
J'ai envie de dire Prenons le temps, veux-tu ?
Respirer, il faudrait respirer plus amplement, plus calmement faire entrer et sortir l'air des poumons. Il faudrait danser pour clamer que nous sommes vivants et indomptables, vibrants et capables, et dire qu'on a mal.
Parfois, simplement respirer, comme une bête dans son terrier.MAIS continuer à respirer ensemble.
J'ai envie de dire Je suis perdu.
Des baguettes, je compte des baguettes, croyant y voir du sens. Je ne sais pas ce que je fais, moi non plus. Que faire ? Rien, à part continuer à respirer.
Et s'apercevoir que je ne me suis pas trompé, quoi qu'on en dise ou pense. C'est une réelle surprise. C'est fou. Ce n'est qu'en comptant que je me trompe (quelle prétention !).
MAIS REGARDER L'EAU EST INSONDABLE : IL PARAÎT QU'IL FAUT S'Y MOUILLER.Et l'erreur est humaine, il paraît.
Des fois, je préfèrerais garder des personnes comme amies sans faire quoi que ce soit avec elles. Comme si cet état d'immobilité ensemble était tenable.
J'ai envie d'écrire.
écrire encore à la ligne.
Tracer des lignes, peut-être.
Écrire à partir d'un point, immobile ou nomade, autour duquel le monde bouge.
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