samedi 27 décembre 2008
Listes
- penser à étendre la lessive.
- dimanche 17h thé chez Ernest et Sonia.
- thé, vin, maïs, céleri, pot-au-feu ?
- croisé P.E. aujourd'hui, par hasard. Mais quel heureux hasard.
- refuser de voir S.
- appeler le proprio.
- écrire un pastiche de Mitsou / s'inspirer du Manuel de la vie parisienne
- Chercher : loisible
> permis. Il vous est loisible de partir quand vous voudrez.
adamantin (Adam pleurant les Lamantins ?) > qui a la dureté et l'éclat du diamant
- écrire un roman années 50.
- bar Le Tolédé fermé de 14 à 16h.
- 148 / 17h18.
- appeler A. pour Paris.
- le jeune homme timide et sanglant
jeudi 25 décembre 2008
Heriberto Aguirre, photographe

Dans la série Sud, le regard de Heriberto Aguirre joue encore une fois avec les apparences, et nos propres idées reçues...
Une image de la série Esperando, du photographe mexicain Heriberto Aguirre Astorga. "En attente" ou "en espérance", les modèles intéressent le photographe en tant qu'individus au moins autant qu'en tant qu'image, falsifiable, représentative et politique.
J'aimerais pouvoir écrire plus et mieux sur le travail de cet ami, mais chaque fois, mon rapport à la photographie me limite : puis-je parler à la place d'un photographe dont je me suis approprié une image ? Oui, si on part du principe qu'il est au moins aussi menteur que l'écrivain. Non, ou bien il faudra en assumer le silence glacial, voire la douleur, me raconte mon expérience personnelle avec les photographes...
lundi 22 décembre 2008
Bibliographie panique
Publication collective du collectif provisoire & Ici-Même (Grenoble), suite à l'évènement Habiter au bord de la panique # 2, Décembre 2008
Magazine 24 X 32 cm, 62 pages, N & B, comportant un CD audio
Commande via Ici-Même [Gr]
mardi 11 novembre 2008
Chef d'oeuvre
Moi non plus, mais je sais que c'est un chef d'oeuvre.
mercredi 8 octobre 2008
Bibliographie - 5
D'Alexis Garandeau
Il peut être commandé à l'adresse suivante : lapierre.quiroule@yahoo.fr
ou dans votre librairie préférée (ISBN : 978-2-9533211-0-4)
Il est aussi disponible à la vente à la Librairie Bonnes Nouvelles, rue Dominique-Villars à Grenoble, ainsi quà la Librairie du Magasin-Centre National d'Art Contemporain de Grenoble.
HABITER AU BORD DE LA PANIQUE
La panique peut-elle être un sentiment diffus, comme si le sol bougeait sous nos pieds ? Ne sommes-nous pas astreints à être perpétuellement mobiles, confrontés à un « nomadisme » et une précarité durables ? Parfois, il est urgent de savoir s’arrêter, de choisir le rythme de la marche. À l’heure de la « société du risque » nous sommes sommés – en tant qu’artistes – de définir et d’assurer à tout moment un « retour sur investissement ». Nous avons pourtant décidé d’ignorer les formatages du spectacle et de réunir ce collectif pour un processus plutôt qu’une forme, un champ d’expériences comprenant l’indéterminé et l’improvisation comme outils. Ces expériences inviteront à modifier notre perception de l’environnement, nos schémas de représentation, au risque de la perte des repères.
Ceci n’est pas un festival, mais au moins un « moment de visibilité ». Durant six jours, donner à voir des expériences d’artistes, d’architectes, d’écrivains, de musiciens, de danseurs... Croiser des trajectoires urbaines, dont certaines ont commencé il y a longtemps, ailleurs, dont beaucoup se prolongeront encore, après...
Habiter au bord de la panique #2 convoque la ville, le quotidien, les usages et relations sociales comme terrain d’expériences indisciplinées, inquiètes, brouillées.
Voir le site d'Ici Même Grenoble
Je participe, entre autre, à l'action proposée par louise catherine drève : Reprendre le fil. J'en reparlerai.
Juste une restitution, comme ça, en espérant que cela soit une restitution juste :
Habiter au bord de la panique, c’est habiter au coeur de la vie. Je me rends compte grâce à vous que cela fait dix ans que pour moi j’habite dans la panique, et que cela se gère, dans l’urgence certes mais cela se gère, et que c’est surtout les autres que cela panique. Cela les panique parce que peut-être ils se demandent comment je fais, comment je gèrerais ça, eux, comment ils pourraient ne pas gérer, comment les fait que je vive tout ça les panique dans leur vie à aux bien rangées et tranquilles.
Je ne sais pas si je peux vous initier à la panique. Je crois que je ne veux pas. Je crois que la panique, on la vit directement mais l’apprendre c’est impossible je ne sais pas.
dimanche 5 octobre 2008
Évocation proustienne
Mais cette journée d’octobre au masque printanier est très vite obscurcie par un gros nuage gris pommelé, dont la beauté dans un ciel violet finit en tempête pluvieuse et glacée.
Car, en effet, nombreuses dans la vie sont les apparences trompeuses, les espoirs effondrés, les vaines joies bientôt sabrées par un coup de gel précoce.
Ainsi, alors que je croyais travailler à un projet de livre, et dans l’espérance de voir bientôt publié cet ouvrage, très beau, auquel j’aurais collaboré, je ne voyais pas – pas plus que je ne le comprends encore aujourd’hui – le lent mais sûr obscurcissement de la lumière, cet entre chien et loup que je continue de vivre et qui fait peut-être déjà partie de ce texte crépusculaire, que d’aucun juge sulfureux, et cramoisi comme un rideau de maison close.




