lundi 12 mars 2012

En pensant à mes voyageurs 2

Sur la montagne est un arbre
Qu'importe
Si le voyageur - un point dans
Le paysage, ni en quête, ni en fuite -
Grimpe vers lui pour
L'embrasser,
Ou descend vers la plaine ?
Tel le vent soufflant vers la terre,
Il la parcourt d'un pas persévérant.

L'errant au voyage flamboyant
Observe comment le ciel se meut
Et voit le temps
Qu'il faut à chaque chose.

Laisser passer le vent est heureux,
Et noble le chemin
De ceux qui sont en marche.



En pensant à mes voyageurs 1

AlterCyclo ! Un ami voyage, itinérant alternatif, en vélo...

AlterCyclo ! Qq réflexions personnelles ...:

Je trouve très difficile de tenir ce blog. L'écriture est un exercice délicat, surtout quand on l'expose aux yeux de tous.

Des nouvelles de Russie

vendredi 2 mars 2012

dimanche 6 novembre 2011

Silence


Bien peu d'écrits ces temps-ci, bien peu d'écriture en vérité...

Voilà pourquoi je vous laisse, dans les deux textes suivants, des lambeaux d'une écriture plus personnelle, moins objective (?) voire sans objet...
Peut-être matière à un travail plus approfondi.

Cesser de discuter le bien fondé de telle ou telle loi
(sait-on laquelle ?) : discute-t-on la raison pour laquelle la foudre est tombée sur cet arbre ?
Y a-t-il quelque chose à distinguer dans ce tourbillon ?
Prendre pour exemple, plutôt, auprès du soleil de midi qui éclaire en abondance toute chose, ou sur l'énergie du mouvement, sans à craindre le déclin inéluctable.
Il faudra attendre, peut-être, le solstice d'hiver pour sentir le retour de l'énergie. Rien ne sert de vouloir accélérer la germination des graines.
Laisser aller
Le retour, le tournant.
Il faut retourner en direction résurgence de la source tarie qui était hier un lac.
Résurgence due à la ferveur : retrouver l'énergie.


mardi 18 octobre 2011

17-18 octobre

Complètement désorienté, je perds le nord et le temps qu'il faut. La chouette effraie pourtant toujours dans le même arbre : c'est moi qui ai changé de côté. La hulotte aussi d'ailleurs. Bien plus à gauche il semble.


J'ai envie de dire Reviens.
L'EAU, LE LAC. L'eau qui se rassemble à un moment en lac, sait-elle seulement où elle coule ? Est-elle moins eau, une fois qu'elle a quitté le barrage ? Sans couleur et sans forme, elle n'en n'a pas moins d'odeur sincère, surtout vers le lac : ce vert parfum humide, vague et douceâtre.

J'ai envie de dire Prenons le temps, veux-tu ?

Respirer, il faudrait respirer plus amplement, plus calmement faire entrer et sortir l'air des poumons. Il faudrait danser pour clamer que nous sommes vivants et indomptables, vibrants et capables, et dire qu'on a mal.
Parfois, simplement respirer, comme une bête dans son terrier.
MAIS continuer à respirer ensemble.


J'ai envie de dire Je suis perdu.

Des baguettes, je compte des baguettes, croyant y voir du sens. Je ne sais pas ce que je fais, moi non plus. Que faire ? Rien, à part continuer à respirer.
Et s'apercevoir que je ne me suis pas trompé, quoi qu'on en dise ou pense. C'est une réelle surprise. C'est fou. Ce n'est qu'en comptant que je me trompe (quelle prétention !).
MAIS REGARDER L'EAU EST INSONDABLE : IL PARAÎT QU'IL FAUT S'Y MOUILLER.
Et l'erreur est humaine, il paraît.

Des fois, je préfèrerais garder des personnes comme amies sans faire quoi que ce soit avec elles. Comme si cet état d'immobilité ensemble était tenable.


J'ai envie d'écrire.
écrire encore à la ligne.
Tracer des lignes, peut-être.
Écrire à partir d'un point, immobile ou nomade, autour duquel le monde bouge.

jeudi 2 juin 2011

Petits mots / D'ailleurs nous sommes d'ici

J'aime les petites phrases, les slogans militants quand ils sont créatifs... et ces derniers temps, ils le sont. Ils questionnent autant le réalité, l'actualité, que le langage lui-même.
Après NOUS AVONS BESOIN DE LIEUX POUR HABITER LE MONDE (Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile de France, et d'ailleurs utilisé aussi pour le Communiqué du Collectif des Tunisiens de Lampedusa) :

lundi 2 mai 2011

Rêve

frhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eythfrhzrthzrjhzrtvnjethng,e,tynjetyjnezyjnhezntyzetyjztyythjzyhe rth etrh eyth eyth eyth eyth

lundi 21 mars 2011

Mail à fondcommun

Caramba, encore raté ! Bon bé c'est trop tard, mais cela correspond bien à ma temporalité.
Je joins donc le texte En ville, fort naïf (trop pour fondcommun) et une série de collages qui pourrait s'appeler :
Il faut citer ses sources : Le Monde - 23 octobre 2009 / Le Postillon n°5 - Avril 2010 / Action n°126-Le journal d'Act up-Paris - Février 2011

Et comme je connais le goût de fondcommun pour les mélanges, les phrases volées et les rumeurs, tiens, je t'ajoute ceci :

1/ Hier on m'a donné la raison du tsunami : les Japonais prient des pierres et des idoles, ils ne sont pas monothéistes. La vague, qui faisait plusieurs mètres chez eux, ne faisait plus que 10 centimètres en Indonésie, parce qu'ils sont musulmans.
2/ En regardant d'un oeil le docu "Volem rien foutre al païs", j'ai entendu ce discours de Sarkozy où il insistait sur la nécessité, pour les Français, de retrouver "le droit de réussir". Il m'a semblé qu'il était mal placé pour en faire un devoir.
1 + 2 = "Dans un autre monde, elle aurait passé sa vie entière à lire. Mais c'est le nouveau monde, le monde libéré - on y fait peu de place au désœuvrement. On a tant risqué, tant perdu ; il y a eu tant de morts."
CQFD. Et je ne cite pas mes sources.